mercredi 25 mai 2011

Des coopératives et co-workings de l'Hexagone...

Notes et impressions à la suite de la découverte d'un type de coopératives qui existe en France, ainsi que de la rencontre d'instigateurs de projets, Les Propulseurs...

Article publié sur le site d'Ecto et sur celui des Propulseurs

mardi 3 mai 2011

Explorations françaises 1 : BootCamp Nantes

Petit article ici, parce qu'il est rédigé sur fablabs-quebec.org. Je suis allé rencontrer les organisateurs d'une activité de création de machines destinées aux Fab Labs français. On vise organiser une activité du genre cet automne à Montréal, parce qu'on veut des Fab Labs au Québec!

Lecture ici : http://bit.ly/iGV486

dimanche 13 mars 2011

Parce qu'il y en a qui vraiment le font... Vive les moyens!

Dans ce vidéo de TED, il y a un chercheur du MIT qui présente l'évolution de comment son enfant a appris à dire le mot Water. C'est vraiment exceptionnel.

Pour cela, lui et son équipe ont utilisé des techniques de reconnaissance vocale de pointe, et ils les ont appliquées reconnaître des concepts dans les médias, et à suivre leur évolution dans le temps. Vraiment capoté! C'est peut-être 20 minutes, toutefois c'est une occasion extra de répondre à la question : « quoi de neuf? »

http://bit.ly/jes4ph
Je publie ce vidéo en réponse à certaines personnes qui ne croient pas à la possibilité d'utiliser les technologies pour évaluer ce que la population veut. Ceux-ci sont ne réalisent pas leur conservatisme prouvant dans leur démarche qu'on doit utiliser les médias sociaux pour prouver qu'il y en a beaucoup qui veulent ce qu'ils veulent... Et si on laissait les gens décider et qu'on écoutait leurs besoins, peut-être qu'il y aurait de plus en plus d'implication citoyenne?

mardi 22 juin 2010

Gazouiller deviendra voter?

Avant tout, voter, c'est quoi ça?

Selon le grand dictionnaire québécois de la langue française, voter c'est : « Exprimer son opinion, signifier son accord ou son désaccord par son vote, son suffrage. »

Donc, de poser un X dans une case, c'est voter. Parce qu'il y a expression et parce qu'il y a suffrage.
Problème de taille : on ne fait pas ça souvent, n'est-ce pas? Et en plus, les options sont parfois limitées...

C'est innovant quand Laure W. s'exclame qu'acheter, c'est voter. C'est vrai qu'il y a manque de suffrage : toutefois, il y a signification de son accord par une transaction d'achat - à moins qu'on ne soit piégé dans un monopole car là, il n'y a pas de choix. Donc lorsqu'on achète, on fait une transaction qui exprime un choix, et c'est pour ça qu'on peut établir un rapprochement avec le vote.
Limite : pas d'argent, pas de vote... Aussi, quelqu'un qui décide de réduire sa consommation par souci de simplicité vote moins souvent, ce qui pourrait pénaliser le gros bon sens.

Maintenant voici comment deviendra probablement possible, en 2010, de voter plus souvent et... gratuitement.

Comment? En gazouillant! Oui oui, en twittant!

Hein?! C'est quoi le rapport entre voter et Twitter?

Premièrement, le lien fort, c'est l'expression. Voter, c'est s'exprimer dans un suffrage; twitter, c'est s'exprimer ouvertement!
Limite actuelle : écoute non systématisée... et communication parfois inintelligible.

Maintenant, si on se dote d'une oreille, ou plutôt d'un stéthoscope citoyen, pour écouter cette façon de s'exprimer et pour agir en fonction de ce qui nous motive ou nous indigne collectivement, on pourrait vivre toute une révolution! Ce nouvel outil pourrait alors, en rassemblant les thématiques (grâce à l'intelligence collective et aux technologies d'analyse sémantique), jouer un rôle de collecte d'information et éventuellement d'aide à la décision dans un grand nombre d'enjeux collectifs. On fournirait alors une représentation des enjeux et solutions discutés par les citoyens, et ce pourrait s'avérer un outil de travail pour nos représentants politiques et administrations publiques, pour les organisations citoyennes, en fonction des enjeux et les solutions qui les concernent. Et pourquoi pas pour les médias?

Comment ça pourrait marcher, cette affaire d'oreille ou de stéthoscope collectif? Comment?

Avant d'expliquer le comment, pensons qu'en ce moment, les conservateurs d'Harper sont à utiliser ces mêmes technologies pour écouter les discussions publiques et corriger les mauvaises perceptions. Aie aie aie! Ça sent la désinformation ça, non?

En réponse, et même en prévention à ces nouveaux usages des technologies, nous nous activons dans le projet de chambre basse. Ce projet vise outiller les citoyens du potentiel technologique, en créant ce processus d'écoute citoyenne élargi et ouvert, afin de nous permettre une plus grande cohérence dans notre projet de société.


En ce moment, les défis technologiques sont de taille. Nous allons donc procéder graduellement, en commençant par un premier prototype qui devrait nous éclairer sur les prochaines pistes à suivre.

Le comment
S'exprimer par le gazouillis, donc en twittant, laisse une trace digitale publique qui peut être analysée par un logiciel, dans des termes de sens et d'émotion. On vise donc, par le premier prototype, à déterminer quels messages traitent des même enjeux citoyens, ainsi que les solutions les plus partagées par les utilisateurs du média.


Ainsi, chambre basse se veut un projet d'application des technologies d'intelligence artificielles «open source», visant à proposer un processus de participation citoyenne aux affaires publiques. Cet outil d'analyse démocratique pourra bien sûr évoluer, et inclure d'autres médias largement utilisés autres que Twitter. On commence simplement par un prototype qui sera appelé à évoluer.

En conclusion, la notion de chambre basse propose à la fois une séparation des pouvoirs et surtout une appropriation citoyenne du pouvoir par l'expression de ses enjeux et propositions de solutions. La chambre basse que l'on imagine, devient possible grâce à l'appropriation citoyenne du potentiel des technologies d'aujourd'hui, et ce en réponse préventive au potentiel d'appropriation par d'autres acteurs de la scène politique et économique.


Cette opérationnalisation de la démocratie participative est désormais plus près que jamais, plus que l'on croit, et nous comptons la réaliser avec un souci d'inclusion, d'accessibilité et de transparence. D'ailleurs, si vous vous sentez interpellé et volontaire, nous souhaitons votre participation!


Pour en savoir plus
wiki de la chambre basse (fondements, actions, théorie) : http://chambrebasse.wikispaces.com/Accueil

Merci à Julie, Annie et Marc-André pour leur contribution.

jeudi 8 avril 2010

cessez l'éco-branding, on peut utiliser notre écojugement

écojugement : forme de jugement écologique. l'écojugement permet de :
- bénéficier et faire bénéficier à autrui des avantages des choix écologiques et cohérents;
- minimiser le gonflement inutile de l'économie à cause d'un branding des fois coûteux, souvent trompeur (quoique bien réconfortant...);
- facilite l'accès aux bienfaits de manger mieux, bouger mieux, s'informer mieux, et penser mieux...

en ce moment, les gens ne savent plus où donner de la tête dans une multiciplité de logos, d'étiquettes, de certifications, etc. qui parfois font plus dans l'arnaque que dans les bienfaits planétaires. dépêchez-vous à mettre de la cohésion là-dedans, designers du gros bon sens, car lorsque les gens achètent un produit avec leur coeur et son désabusés ensuite d'apprendre que leur effort était vain, pis ça scrape leur potentiel de réinvestissement dans le social bio équitable...

là, il paraît que la planète va craquer, capoter : le pétrole ci, la température ça... entoucas, si toute cette folie qui se pointe est vraie, il y a alors un besoin urgent que le lecteur d'étiquette (non, pas celui à code-barres mais plutôt l'acheteur), lui qui heureusement pose parfois ses yeux sur l'étiquette en utilisant son écojugement, puisse avoir confiance qu'il fait réellement dans l'écologique avec son choix.

un exemple de produit éco, mais qui est quand même produit plus loin qu'il ne le pourrait :
formule de la arabar, énergétique, éco, à 2-3 piastres :
3-4-5 dates bio, pas de noyau merci, du beurre de pinotte bio, du sel et des noix bio hachées de son goût.
tout ça mélangé, haché, puis cuit comme une barre tendre dans un moule apprêté pendant à peu près 10-15 minutes, à 350 degrés f. (surveillez : c'est une recette estimée!)

ok, c'est beeeeeeen correct de se payer une barre comme ça 2-3 dollars si on veut. c'est simplement un exemple où j'amène que c'est possible de le faire pour vraiment moins cher. et c'est possible d'abord à la maison pour soi, ou bien par exemple, à la boulangerie, histoire la revendre simplement 1 dollar, un dollar cinquante... full santé, full éco... pis peu cher en marketing et transport! (oui les dates et les pinottes viennent de loin, mais elle font en ce moment un détour inutile car la ra barre est faite aux états-unis).

maintenant, vu que c'est pensable que c'est au moins possible de sauver ($) sur le marketing ET le transport, passons au consommateur...

là là, que dirait-on de prendre notre sort en main? on a, collectivement : pu d'argent, des dettes en masse, des industries qui disparaissent, des ressources et des machines qu'on regarde s'en aller, une protection de la santé déficiente, un traitement de la maladie sclérosé, de l'éducation qui évolue moins vite que le monde et en plus c'est ancré dans notre culture de se fasse fourrer au lieu de se faire péter les jambes.

donc à moins d'être parmi les pourris d'en dedans que sont les corrompus, ou bien d'être de ceux qui ont déjà lâché prise, il y a de fortes probabilités qu'on ait dorénavant à utiliser notre cervelle avec beaucoup plus d'efforts. au moins, on est rendus avec des outils formidables!

donc pour commencer, voici ce que je propose : commençons par nous efforcer à tout simplement mieux percevoir dans quel monde nous vivons. ça, si on trouve ça difficile, c'est probablement parce qu'il y a des découvertes à faire qui sont plutôt laides, sauf que ce n'est pas parce que c'est forçant... alors tentons de passer par dessus le petit vomi dans la gorge...

ensuite, lorsque la perception globale que nous aurons de notre société sera assez aiguisée, s'en suivra quelques révolutions déjà nécessaires. des dettes de coups de pieds aux culs seront repayées et des infrastructures - faites en autre chose qu'en béton - tout d'un coup, on se mettra à en construire des solides et performantes.

la révolution de demain, c'est celle de la réalisation culturelle.

oui, de réalisations au sens perceptuel du terme au début, de réaliser ce qui se passe autour de nous, et ensuite dans le sens des bâtisseurs, de réaliser des infrastructures collectives fonctionnelles et performantes, sur mesure à nos besoins communautaires variés et, j'ai confiance, tout-à-fait exceptionnelles!

(image : écureuil espagnol Creative Commons License
This work is licensed under a Creative Commons Attribution 3.0 Unported License.)

jeudi 18 mars 2010

Vendre sa terre, vendre sa mère...

Des acheteurs de terres agricoles au Québec :
Vous avez 5 minutes : http://bit.ly/bISodV
Vous en avez 60 : http://bit.ly/bOQSXN


J'ai beaucoup de respect pour les entrepreneurs agricoles qui triment fort essayer d'améliorer leur sort. Dans ce domaine, on dirait que pour élever des poulets, il faut en torcher des centaines de milliers, pour élever du cochon, il faut accepter d'être classé comme un pollueur des villages avoisinants...

Et on dirait que le monde agricole est tellement rendu plate, que mise à part quelques rebelles qui ont compris qu'il fallait changer quelque chose, les idées manquent encore à proposer un modèle alimentaire plus excitant pour nos papilles gustatives sociales.

Si les Québécoises et Québécois préfèrent travailler dans la shop du coin que sur une terre, et qu'on doit embaucher à l'étranger des gens qui préparent les bases notre alimentation, peut-être avons nous des questions à répondre. Des expemples :
*Pourquoi est-ce qu'on accepte de payer nos aliments par nos impôts, dans des subventions versées pour la production?
*Quels sont les coûts externalisés dans ce domaine, où paraîtrait-il que seule les plus grosses productions peuvent être rentables?
*Est-ce possible qu'à terme, le modèle agro-industriel en place puisse coûter BEAUCOUP plus cher que les économies qu'on aura réalisées pour acheter notre viande à bas prix?
*Est-ce qu'on va en vendre beaucoup, de nos terres?

Dans tous les cas, je pense qu'il serait temps de reconnaître que le choix de gérer une exploitation agricole relève de la passion, voir quasiment de la folie, lorsqu'on songe à comment le domaine semble glauque, à l'ampleur des défis financiers liés au projet et à l'engagement nécessaire à la survie de la ferme.

D'un autre côté, il semble urgent de ralier les exploitants agricoles autour du besoin criant d'actualiser les modèles de production, de distribution et même la façon dont ils nourrissent leur marché.

En plus, il parait que si on s'alimentait mieux, on pelterait moins d'argent dans la santé...

lundi 1 mars 2010

Preneuriat en 30 secondes; preneuriat souhaitable en 30 autres.

Le preneuriat est l'attitude de mise en oeuvre de sa capacité à prendre les choses en mains. Deux types de preneurs manifestent leur preneuriat :
-les entrepreneurs créent de nouvelles entreprises;
-les intrapreneurs transforment les organisations.
(Les entreprises sont un type d'organisations. Les gouvernements et les non-gouvernementales sont des organisations aussi).

Les preneurs, en plus de prendre les choses en mains, prennent des risques :
-la prise de risques de l'entrepreneur est bien sûr financière. de plus, elle peut aussi être familiale, sociale...
-le risque de l'intrapreneur est principalement social, et il peut à la limite être d'intégrité, voir de santé, dans le cas de certaines corruptions des organisations.

Le preneuriat est une attitude à valoriser et favoriser lorsque l'on souhaite une transformation vers une économie plus verte et/ou plus sociale. Ben oui! Faut prendre les choses en mains!

La transformation durabiliste est celle qui s'effectue lorsque le changement vise une meilleure cohésion entre les mécanismes de prise de décision d'un processus (à court, moyen et long terme) et les retombées de son opérationalisation pour la société.

Preneuriat durabiliste est destiné à favosier le preneuriat durabiliste.

Les billets et articles décrivant des réalités, voir même des potentialités durabilistes liées aux infrastructures collectives sont accueillis sur le site grâce aux tags #preneuriat et/ou #durabilisme et/ou #preneuriat durabiliste.

Les articles qui décrivent des usages de ressources dans des attitudes anti-durabilistes telles l'éco-socio-blanchiment ou la corruption sont aussi bienvenues. Ce n'est pas pour les langues de bois...