jeudi 18 mars 2010

Vendre sa terre, vendre sa mère...

Des acheteurs de terres agricoles au Québec :
Vous avez 5 minutes : http://bit.ly/bISodV
Vous en avez 60 : http://bit.ly/bOQSXN


J'ai beaucoup de respect pour les entrepreneurs agricoles qui triment fort essayer d'améliorer leur sort. Dans ce domaine, on dirait que pour élever des poulets, il faut en torcher des centaines de milliers, pour élever du cochon, il faut accepter d'être classé comme un pollueur des villages avoisinants...

Et on dirait que le monde agricole est tellement rendu plate, que mise à part quelques rebelles qui ont compris qu'il fallait changer quelque chose, les idées manquent encore à proposer un modèle alimentaire plus excitant pour nos papilles gustatives sociales.

Si les Québécoises et Québécois préfèrent travailler dans la shop du coin que sur une terre, et qu'on doit embaucher à l'étranger des gens qui préparent les bases notre alimentation, peut-être avons nous des questions à répondre. Des expemples :
*Pourquoi est-ce qu'on accepte de payer nos aliments par nos impôts, dans des subventions versées pour la production?
*Quels sont les coûts externalisés dans ce domaine, où paraîtrait-il que seule les plus grosses productions peuvent être rentables?
*Est-ce possible qu'à terme, le modèle agro-industriel en place puisse coûter BEAUCOUP plus cher que les économies qu'on aura réalisées pour acheter notre viande à bas prix?
*Est-ce qu'on va en vendre beaucoup, de nos terres?

Dans tous les cas, je pense qu'il serait temps de reconnaître que le choix de gérer une exploitation agricole relève de la passion, voir quasiment de la folie, lorsqu'on songe à comment le domaine semble glauque, à l'ampleur des défis financiers liés au projet et à l'engagement nécessaire à la survie de la ferme.

D'un autre côté, il semble urgent de ralier les exploitants agricoles autour du besoin criant d'actualiser les modèles de production, de distribution et même la façon dont ils nourrissent leur marché.

En plus, il parait que si on s'alimentait mieux, on pelterait moins d'argent dans la santé...

1 commentaire:

  1. L’agriculture n’échappe pas à l'expédient premier dont jouit la mondialisation de l'économie face aux résistances locales et à la très rare mobilisation civile qui en découle parfois : l'indifférence. Elle-même fortement mondialisée, l’indifférence des états à l'endroit des particularismes régionaux de toutes sortes est comme la bêtise, c’est-à-dire équitablement distribuée sur la planète.


    Rien ni personne, dans cette optique, n'est plus indifférent que la Chine envers la prégnance réformiste de certains milieux concernant la vocation de nos terres québécoises. Nos tracasseries durables n’ont pas la même importance partout. Surtout que l'occident a la poutre dans l’œil avec son consumérisme dans lequel les Barick Gold de ce monde dorment tranquille, les McDo s'offrent de verts pâturages amazoniens pour leur 100% bouerkf et les Bombardier construisent des trains bien rapides pour siniser le mieux possible le Tibet sans que personne, sur nos terres d'espérance et de foi, ne s'y intéresse ou si peu, par crainte de poursuite-baîllon.

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